Performance énergétique
La Charcuterie Serres s’engage pour une usine propre !

Moins 18 % de gaz et moins 23 % d‘eau. Ce sont les économies alisées par la Charcuterie Serres qui a profité de sa reconstruction après un incendipour optimiser ses réseaux.

La charcuterie Serres et son installation solaire thermique

Réalisée à la Charcuterie Serres, à Alban (81). Revenons ensemble, grâce au témoignage de Mme Serres, co-gérante, sur les raisons qui ont poussé ce maître d’ouvrage à se tourner vers la chaleur solaire pour répondre à son besoin en eau chaude sanitaire…

Ademe Presse
26 septembre 2019

GreenGo – 19 lauréats pour améliorer la performance environnementale des produits alimentaires

Croissance du marché bio, produits locaux, « light », vegan, sans gluten, emballages éco-conçus, chartes de durabilité… Le marché alimentaire et les attentes des consommateurs sont en forte évolution. L’ADEME accompagne 19 entreprises ou filières dans le cadre de son appel à projets « Green Go » pour l’amélioration de la performance environnementale des produits alimentaires. Ces acteurs agro-alimentaires s’engagent à intégrer la dimension environnementale dans leur stratégie de développement, et notamment dans une démarche d’innovation produit.

Les entreprises retenues, après une étape de diagnostic environnemental global, identifieront puis évalueront des pistes d’amélioration potentielle sur les différentes étapes de fabrication d’un produit alimentaire : amont agricole (ex : pratiques d’agro-écologie), transformation (ex : choix de matières premières à moindre impact, choix d’un emballage recyclable), ou encore logistique (ex : optimiser le transport, privilégier des modes de livraison moins polluants). A la suite, ils mettront en œuvre ces nouvelles pratiques qui visent à proposer au consommateur un produit avec une meilleure performance environnementale. »
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CHARCUTERIE SERRES vise l’amélioration de la confiance du consommateur en lui apportant des preuves robustes en termes de traçabilité (circuits courts), de qualité gustative et de performance environnementale sur une gamme de charcuteries traditionnelles et artisanales.
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Lire l’article complet sur le site de l’Ademe

Process Alimentaire n°1364
décembre 2018

Cinq entreprises exemplaires sont en lice pour la finale de cette 8e édition du prix de l’Usine alimentaire durable : Alpina Savoie, Bodin Volailles, Charcuterie Serres, Sojasun et Vinovalie.

ÉVÉNEMENT Sponsorisée par Essor Agro, cette nouvelle édition du prix de l’Usine alimentaire durable, créé en 2010 par Process Alimentaire, bénéficie du haut patronage du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et du parrainage de l’Ania. Nouveauté, le lauréat sera dévoilé le 6 décembre à Paris lors de Meet’in Agro, événement co-organisé par Process Alimentaire et le Cfia.
Cinq finalistes ont passé les barrages de la présélection. Autant de figures de proue du développement durable en agroalimentaire. Il s’agit d’Alpina Savoie (pâtes, semoule, couscous), de Bodin (volailles bio), de Charcuterie Serres, de Sojasun (produits à base de soja) et de la coopérative viticole Vnovalie.

Alors que les consommateurs utilisent de plus en plus leurs achats comme un bulletin de vote, on notera que les entreprises sélectionnées ont toutes engagé des stratégies à 360°, incluant aussi bien les volets environnementaux que sociaux et sociétaux. Avec des dispositifs innovants pour mobiliser les salariés, à l’instar du fond commun de placement d’entreprise chez Sojasun ou de la prime d’intéressement sur les économies d’énergie mise en place par Alpina Savoie.

Les dossiers des cinq entreprises sont passés sous les fourches caudines d’un jury d’exception rassemblant des experts, des industriels et des distributeurs. Il s’est réuni le 23 novembre dans les locaux d’AgroParis Techn. Comme le souligne Gilles Trystram, directeur de l’établissement, et membre historique du jury : « Les jeunes que nous avons dans nos formations sont très engagés dans l’éco-conception et l’éco-innovation. ils se sentent la responsabilité d’agir! ». Preuve s’il en est que les consommateurs comme les cadres de l’indutrie agroalimentaire vont se retrouver autour des enjeux de développement durable.

Laurence Haxaire, Pierre Christen 

Process Alimentaire n°1364
décembre 2018

Charcuterie Serres s’est reconstruite sur des valeurs fortes

PÂTÉS-TERRINES Charcuterie Serres a été victime d’une destruction totale par incendie en 2014. Avant sa reconstruction fin 2015, des diagnotics énergétiques et environnementaux ont orienté les nouveaux choix comme la combinaison de récupération de calories et l’installation du solaire thermique.

AUTO-ÉVALUATION RSE
Résultat, une économie de 18% de gaz et de 23% d’électricité en 2017 par rapport à l’ancienne usine. Au niveau de la conception des produits, les formulations ont évolué avec la suppression de l’huile de palme en 2016, du glutamat et des huiles hydrogénées en 2017, des polyphosphates en 2018, la réduction des taux de sel et le passage des films d’emballage en monocouche recyclable. Des tests de vieillissement ont permis d’allonger les DLC et de réduire le gaspillage. Les certifications VPF et Label Rouge ont été obtenues réciproquement avec les fournisseurs de matières premières. Après l’incendie, tout le personnel local existant a été gardé. Charcuterie Serres compte aujourd’hui 94% des salariés en CDI, 43% de femmes et 57% d’hommes, et intègre deux jeunes en apprentissage pour devancer la pyramide des âges. L’entreprise utilise la plate-forme d’autoévalutation RSE Valorise.

Process Alimentaire n°1353
décembre 2017

La Charcuterie Serres reconstruit une usine sobre

Victime d‘un incendie en 2014, la Charcuterie Serres à Alban (81) a conjuré le sort en se remettant très vite au travail dans une petite unité. Il a fallu relancer derechef la construction d’un nouveau site avec le peu quil leur restait :« la chaudière est presque la seule chose qui na pas brûlé», indique Magali Serres, directrice, avec son frère Nicolas, de l’entreprise familiale créée par leur père il y a 30 ans. Nous avons tout reconstruit en mettant la priorité sur les économies d’eau et d’énergie. Aujourd’hui, cela nous permet d’économiser 18 %de gaz et 23 % d’eau.»

Récupération de chaleur et des panneaux solaires

Orchestrée par 28 Ingénierie, la reconstruction a permis de concevoir des ateliers spacieux rééquipés, une nouvelle salle des machines ainsi qu’une belle galerie technique permettant l’accès aux centrales de traitement d’air et autres réseaux. Seguin Froid Concept, Lacaze Energies et Amdec ont été les principaux partenaires pour la gestion de l‘énergie, Le site est équipé de deux centrales froid et de 76 m2 de panneaux solaires. Plusieurs systèmes de récupération de chaleur ont permis d’optimiser l’ensemble.

La récupération d’énergie sur les centrales froid alimente trois centrales de traitement d’air (déshumidification) ainsi qu’un grand ballon deau chaude sanitaire (ECS) de 40 m2 .

Ce grand ballon ECS tire profit des différents types de cupérations, en suivant un principe de raccords étagéen fonction des températures. Le premier niveau concerne la récupération sur le froid énergie fatale»), ldeuxième concerne la récupération sur les fumées de la chaudière vapeur, tandis que le troisième est dédié à la récupération sur le solaire.

Fonctionnant en appoint pour l’ECS, le ballon Hydrogaz de 15 m3 est lui-même un concentré d’optimisations. Mis au point par la société Lacaze Energiesce système semi-instantané est associé à un récupérateur d‘énergies sufumées Transeco. Il diminue les besoinen énergie de 30 % minimum par rapport à des solutions centralisées.

« Il a fallu quatre mois pour régler toute cette machinerie, soulignent Joëet Elian Seguin, de l’entreprise Seguin Froid Concept. Le temps que la production de charcuterie reprenne son rythme de croisière, et que l’on ajuste les réglages.»

Aujourd’hui,« la répartition énergétique annuelle est la suivante. 18 provient du solaire, 30 % de la récupération sur le froid, 10 % sur la chaudière vapeur, 40 % sur l’Hydrogaz et 3 % sur le Transéco» , précise Magali Serres.

Entre le nettoyage et le rinçage des matières premres, la préparation des saumures, la cuisson à l’eau, le lavage des marmites et la sanitation des locaux, la charcuterie est très gourmande en eau. Une importantréflexion a été menée pour réduire ces consommations. «On a changé certains process et optimisé les nettoyages en investissant dans une centrale de nettoyage», explique Magali Serres. Pour diminuer la consommation par les opérateurs, l’eau arrive légèrement surpressée et la section des tuyaux a été réduite. Autre exemple de réduction au niveau du thermoformage, l’eau de refroidissement fonctionne en circuit fer.

Des contrôles réguliers

Associée à l‘optimisation de la consommation d’eau (pour laquelle l‘entreprise a équipé huit postes de compteurs volutriques), la démarche d’optimisation des consommations est un travail du quotidien. Avec la centrale froid, ils sont associés à un logiciel de contrôle et des alarmes liées à l’atteinte de niveaux seuils.

« La responsable qualité est chargée de surveiller ces consommations, c’est elle qui sort les relevés tous les matins, souligne-t-elle. Cela permet d’identifier facilement les problèmes et de les régler très vite.»